Quand baisse une assurance auto ?

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Les conducteurs de véhicules 4 roues (excepté les quads) et ceux de 2 – 3 roues motorisées dont la dimension dépasse les 125 cm3 sont concernées par le bonus-malus. Il s’agit d’un coefficient qui détermine la montée ou la baisse de leur assurance auto. Dans cet article, vous allez découvrir le moment où ce coefficient baisse.

Comprendre la baisse d’une assurance auto

Le CRM (coefficient de réduction-majoration) ou bonus-malus est un dispositif qui régit la cotisation au niveau de l’assurance auto. Il s’agit du pourcentage d’augmentation ou de réduction de la prime d’assurance auto qui se calcule tous les ans. Il tient compte de la sinistralité responsable de l’assuré. A la base, les conducteurs ont un coefficient égal à 1. Ce qui équivaut à 100 % de la prime de référence. A ce stade, le conducteur ne profite ni de bonus ni de malus. Le calcule de ces derniers n’a lieu qu’à la fin de l’année de cotisation assurance auto.

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Lorsque le conducteur n’a enregistré aucun accident responsable au cours de l’année, il profite d’un bonus qui s’élève à 5 %. Ainsi, le tarif de la cotisation est multiplié par 0,95 au lieu du 1 de coefficient de départ. Il y a eu donc une baisse du prix. Il faut donc comprendre que les 5 % de bonus sont mis en pratique chaque année, à la condition que l’assuré n’ait pas causé le moindre accident. Appliqué de cette façon, le coefficient de réduction descendra à 0,90 au bout de 2 années et à 0,85 au bout de 3 années, sans accident.

En résumé, l’assurance auto baisse de 5 % chaque année si aucun sinistre imputable à l’assuré n’a été enregistré. Toutefois, il faut noter qu’il existe un plafond. En effet, au bout de 13 ans sans accident, le coefficient se fixe à 0,5 %. En prime, lorsque le conducteur effectue 16 années sans sinistre, soit 3 ans à 0,5 %, son premier accident responsable n’est pas pris en considération.

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Comprendre la hausse d’une assurance auto

Si une assurance auto peut baisser comme nous venons de le voir, il est aussi possible qu’il monte. En effet, lorsqu’un accident responsable survient, la cotisation de l’assuré grimpe de 25 %. Lorsqu’il partage les torts, l’augmentation n’est que de 12,5 %. Il faut comprendre que le coefficient de malus peut connaitre une montée de 250 %, soit atteindre les 3,5. Mais la bonne nouvelle est qu’au bout de 2 ans sans accident responsable, il est ramené à son niveau de départ, soit 1.

Comment négocier une baisse d’assurance auto ?

Si votre assurance auto est trop élevée, il y a plusieurs astuces pour la faire baisser. Il faut vérifier que les garanties souscrites sont adaptées à vos besoins et ne sont pas superflues. Vous pouvez étudier les différentes offres des assureurs concurrents afin de trouver une proposition plus avantageuse.

N’hésitez pas à négocier avec votre assureur actuel en argumentant sur le fait que vous êtes un bon conducteur et que vous respectez les règles de conduite. Vous pouvez aussi proposer une augmentation de votre franchise pour faire diminuer la prime d’assurance.

Si vous possédez un garage ou un parking privé sécurisé où stationner votre véhicule, cela peut être considéré comme un critère favorable pour l’assureur qui pourrait alors appliquer une réduction sur la cotisation annuelle. De même, si vous utilisez peu souvent votre voiture ou uniquement dans des situations particulières (week-ends par exemple), pensez aux nouvelles offres via des objets connectés permettant aux compagnies d’assurances d’évaluer au mieux le risque réel encouru lors du trajet : ainsi, elles peuvent adapter leur tarification tout en améliorant leurs services.

Sachez qu’il existe aussi certaines périodes durant lesquelles on peut renégocier son contrat sans frais ni pénalités : c’est notamment le cas lorsque l’on change de situation professionnelle (retraite, par exemple) ou personnelle (mariage). Il faut rester attentif à ces opportunités pour bénéficier du meilleur tarif possible !

Les critères qui influencent le montant de l’assurance auto

Le montant de l’assurance auto dépend d’un certain nombre de critères. Tout d’abord, le profil du conducteur est pris en compte : son âge, son sexe et sa situation matrimoniale sont des éléments importants qui permettent à l’assureur de jauger la probabilité qu’il ait un accident.

De même, la marque et le modèle du véhicule ont leur importance dans le calcul de la cotisation annuelle. Les constructeurs ne font pas tous face aux mêmes risques car certains modèles peuvent être plus coûteux à réparer ou victimes d’un vol plus fréquent que d’autres. Le niveau de protection offert par les équipements du véhicule a aussi une influence sur le coût final.

Le kilométrage parcouru chaque année est un facteur important : moins vous roulez, moins vous payez ! Effectivement, si vous utilisez peu votre voiture (par exemple pour vos trajets domicile-travail), cela peut influencer positivement votre prime annuelle puisqu’il y aura statistiquement moins d’accidents possibles.

La zone géographique où se situe le conducteur ainsi que ses antécédents en tant qu’automobiliste jouent eux aussi un rôle prépondérant dans l’établissement des tarifs. Certaines zones urbaines sont considérées comme « à risque » car elles concentrent davantage de trafic mais aussi davantage de vols ou encore d’accidents causés par les imprudences des autres usagers. D’autre part, si un automobiliste n’a jamais eu aucun sinistre depuis plusieurs années, alors il aura tendance à payer moins cher que s’il avait déjà été impliqué dans des accidents.

Une assurance auto peut baisser en fonction de multiples facteurs : si le conducteur est considéré comme peu risqué par l’assureur, alors celui-ci aura tendance à lui proposer un tarif plus attractif. Il existe donc plusieurs astuces pour faire baisser sa cotisation annuelle, mais il faut avant tout bien analyser son profil et ses besoins afin d’opter pour les garanties les plus adaptées.

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